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L'argent...

Depuis la parution du livre « Le Porte-Monnaie », je m’aperçois que ce que je pensais être une utopie est en fait une idée qui flotte dans l’air du temps, une évidence qui s’impose et s’insinue sournoisement dans les esprits. D’autres avant moi, ou en même temps que moi, faisaient le même cheminement :

- A Lyon Marc Chinal, un étonnant vidéaste, invite à voter pour l’AM (l’après monnaie). Il vous l’explique sur son site (http://www.marc-chinal.fr/ ) et dans une amusante vidéo (http://www.marc-chinal.fr/pagevideo_monnaie.htm ).

L'argent...

- Dans le Gard, Jean-Paul Lambert lance la revue Prosper et l’idée de la “désargence” : Son site vous démontre comment l’on pourrait se passer de l’argent, comment dépasser un système monétaire qui arrive à bout de souffle. (http://www.prosperdis.org/n_plan.php )

Ces deux personnages ont participé à la première rencontre pour une civilisation sans argent à Lyon l'an dernier, alors que je terminais la rédaction de mon livre.

- Le groupe Utopia (http://mouvementutopia.voila.net/index.html?0.5293669255882855 ) créé en 2006 par Gilles Beaupré à Montréal, considère que nous ne pourrons y échapper.

L'argent...

Comme toujours dans les idées nouvelles et originales, on trouve le pire et le meilleur. Le mouvement “Paradisme”, en France et aux USA (http://fr.paradism.org/index.php ) propose une vidéo très bien faite et à laquelle je souscris à quelques détails près (http://www.youtube.com/watch?v=SNbu1Qn8Zzg ) Mais le mouvement se réclame des Raëliens, des extraterrestres venus d’une lointaine galaxie, spécialement pour les inspirer (sic) !

Voir aussi le site:

Selon la formation, universitaire ou autodidacte, militante ou professionnelle, selon que l’on se réfère à l’anarchiste Kropotkine ou au philosophe Vaneigem, à l’économiste Keynes ou à Marx, selon que l’on parte du point de vue de la sociologie ou de la biologie, les mots changent et les idées divergent. Mais ce qui étonne le plus c’est que l’on assiste à une véritable convergence des recherches et des prospectives et que l’idée d’une fin du système monétaire sort peu à peu des conjectures fumeuses pour entrer dans l’élaboration réaliste et concrète.

Certes les résistances sont et seront encore longtemps vivaces. Mais le monde change, les techniques évoluent à une vitesse jusque là inimaginable. Ce qui était impensable hier devient possible aujourd’hui. Ce qui n’était jadis réalisable qu’au prix d’une révolution totalitaire ou d’une hypothétique conversion de l’homme, pourrait s’imposer par nécessité, comme seule réponse pragmatique à des drames à venir (réchauffement de la planète, épuisement des ressources, accroissement des inégalités, etc.).

Si nous ne pouvons rien prédire ni rien maîtriser dans ce monde globalisé et en équilibre instable, nous pouvons peut-être le préparer, l’imaginer, l’expérimenter. C’est au moins ce que semblent dire tous ces fous rêvant d’un monde démonétisé, d’une désargence, d’un partage enfin équitable des richesses en fonction des besoins…

L'argent...

Dans mon roman de politique fiction, ne croyant pas à la possibilité de fédérer toutes les indignations et révoltes au point de faire éclater le système en un Grand-Soir, ne croyant pas plus à la naissance d’un Homme nouveau enfin moralement adulte et responsable, craignant l’homme providentiel fusse-t-il un nouveau Gandhi, Jésus ou Socrate, j’avais pensé sans trop y croire, à une hyperinflation mondialisée. Des amis économistes chevronnés m’ont dit depuis, que cela pourrait arriver et bien avant 2029 ! Ce que l’on craint autour de moi, c’est plutôt la déflation (une baisse du prix moyen des biens et services) et non une inflation (hausse des prix). Mais ces mêmes amis économistes me disent que la déflation est une spirale destructrice de la consommation. Elle entraînerait mécaniquement un accroissement de la dette et des taux d’intérêts. Si la déflation fait baisser les prix, le poids des dettes s’alourdit. Il est donc tentant de vendre le maximum d’actifs, ce qui en fait encore baisser le prix. Ce qui est vrai pour les matières premières ou les productions de base l’est aussi pour l’argent, ce qui revient alors à une inflation. Les faillites de banques ne pourront pas être sans cesse refinancées par le contribuable, toutes étant tributaires les unes des autres. L’effet domino pourrait bien alors nous contraindre à imaginer l’après-monnaie plus vite que nous le souhaitons !...