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L’oxymore de l’écosocialisme…

Suite et fin...

Le Parti de Gauche a découvert l’écologie et lui accole le joli, mais obsolète, mot de socialisme. Bravo ! Mais soyons un minimum logiques : l’écologie doit être accompagnée d’une décroissance de la consommation des ressources disponibles (eau potable, air, mer, terre, arbres, biodiversité…). Il faut donc viser l’arrêt complet de toute production inutile : le jetable, les emballages, la publicité, l’obsolescence programmée… Il faut lutter contre le gaspillage : Les produits de l’agriculture et de la pêche détruits pour cause de normes absurdes de qualité, de péremption ou de calibre, les chantiers ne visant qu’à créer artificiellement des plus-values, les transports lointains et aberrants…

Une production écologique ne peut être que locale, sobre en intrants et en énergie, de préférence circulaire. Il faut donc favoriser les échanges de proximité, fuir le centralisme et la spécialisation des régions, adapter les productions aux moyens locaux, aux traditions, aux capacités de résiliences particulières, tout le contraire de l’hérésie mondialiste.

Une production écologique ne peut être en contradiction avec le bien-vivre de ceux qui en sont les acteurs et les usagers. Il est donc temps de passer du travail à l’activité, de la tyrannie du salaire à l’accès à la culture, à l’art et au loisir, de la prolétarisation (voire sous-prolétarisation) à la réappropriation des moyens de production et du pouvoir sur nos vies…

L’écologie ne peut se réaliser sous l’impératif catégorique des profits financiers, de la rentabilité, de la concurrence, de la productivité. Ces concepts sont radicalement antinomiques avec l’écologie. Il faut donc inventer les moyens de donner à chacun l’accès aux biens qu’il souhaite sans tenir compte de ces impératifs, les renvoyer au musée des antiquités pour qu’enfin l’accès aux biens les plus légitimes ne soit pas confisqué par une oligarchie au dépend d’une majorité. La nature le fait puisque le nombre de sardines est à ce point supérieur à celui des requins que jamais ceux-ci ne viendront à bout de leur garde-manger, puisque jamais la concurrence n’y met une espèce en faillite, puisqu’aucun herbivore ne broute une prairie sans l’engraisser en retour (à moins d’être domestiqué donc rendu stupide et impuissant)…

Si la nature le fait si bien depuis des millions d’années, pourquoi le Parti de Gauche ne le ferait-il pas ? Pourquoi ne dépasserait-il pas l’oxymore de l’écosocialisme ?...

Fin provisoire de la série Mélenchoniste... Merci à lui!

Tag(s) : #Gauche