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La fin d’un système est le début d’un autre.

Suite de l'intrusion chez J.L. Mélenchon...

Le bon sens populaire dit que “l’argent est le nerf de la guerre”. Alexis Tsipras nous avait dit qu’il sortirait les Grecs de la crise et a fait pire que Samaras. Sarkozy a inventé l’absurdité du “travailler plus pour gagner plus”, ce qui est globalement impossible puisque la loi de l’offre et de la demande fait baisser les salaires si tout le monde veut travailler plus. Hollande a clairement désigné la finance comme son ennemi, ce qui ferait rire si l’on oubliait la réalité sociale qui en a découlé. Jean-Luc Mélenchon ferait autant de reniements et dirait autant de mensonges s’il était élu dans les conditions actuelles du système. Je ne vise pas ici Mélenchon mais le système qui est assez puissant pour pourrir quiconque y met les pieds. Comment s’en étonner puisque la Constitution, les Lois, les instances représentatives ont été faites par les riches, pour les riches ?

Il ne s’agit pas pour autant de bouder le pouvoir central et de se gausser de ceux qui veulent le prendre pour le redonner au peuple. Il s’agit de viser plus haut, plus loin, vers un plus bel et plus enthousiasmant horizon, vers une démocratie qui ne soumette pas l’homme au cauchemar incessant de la concurrence, de la compétition, de la loi du plus fort, du capitalisme… Or, la Mondialisation, l’Europe et ses traités, l’État et ses représentants, tout cela n’a été construit que pour l’intérêt des riches, de la finance, d’une minuscule oligarchie.

Tout est possible si l’on se risque à remettre en cause les fondements de nos sociétés au lieu de considérer les traités comme des dogmes, les institutions comme des religions, les outils du système comme des fétiches. Passé le cap mental de la croyance (la monnaie est indispensable pour les échanges, les lois du marché sont incontournables, les hiérarchies sociales sont dans la nature de l’homme, etc.), le champ des possibles est alors illimité. Et ne disons plus que c’est de l’utopie. Une société sans argent est aujourd’hui possible, une démocratie directe aussi (http://editions-libertaires.org/?s=aupetitgendre), ce qui n’était le cas ni du temps de Marx, ni de Proudhon, ni de Jaurès.

Michel Serres nous dit que “nous n’avons pas vu venir le contemporain” et que la révolution en marche est aussi radicale avec le numérique qu’elle l’a été avec l’invention de l’écriture puis de l’imprimerie. Le PG sera-t-il le premier grand parti à comprendre le contemporain ?

Tag(s) : #Gauche