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Les droits sociaux, un paradis perdu ?

Suite de l'irruption chez JL Mélenchon...

La moindre avancée sociale, depuis des siècles, a été arrachée de haute lutte, et toujours quand les puissances d’argent y trouvaient leur compte. Les acquis du CNR, auxquels on se réfère en ces temps de frénétique détricotage, ont été tolérés pour évincer à terme les communistes issus de la Résistance, pour freiner l’influence des Soviétiques. Nous allons droit vers la dérégulation qui a si bien fonctionné en Grèce (à la différence près que la France exige plus de prudence et de lenteur, un massacre social à plus bas voltage) !

On peut toujours pétitionner, déposer des bulletins dans les diverses urnes, on ne fera que ralentir le mouvement du capitalisme, sans l’arrêter vraiment. Il n’y aura bientôt plus de lutte des classes car les riches l’auront gagnée. Sauf si…., sauf si le peuple se dote d’une Constitution populaire, arrête de signer des chèques en blanc à des Samaras, des Hollande ou des Tsipras, désigne des délégués munis de mandats impératifs, pour des actions et des temps limités, prennent les moyens de contrôler toutes les propositions législatives et toutes les décisions prises. Sauf si le peuple pose des exigences de fond comme a pu le faire la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : poser dans la loi le principe intangible de la mutualisation des charges et des profits éviterait par exemple la privatisation annoncée de RTE (réseau de transport et de distribution de l’électricité rattaché à EDF). Le fait est exemplaire : EDF est au bord de la faillite avec un coût de 42€ le MWh quand le marché ouvert à la concurrence le propose autour de 28€ le MWh. RTE est la filiale la plus rentable donc celle qui intéresse le plus de vautours. Ce secteur privatisé aboutira inéluctablement à la mort du principe de la péréquation qui équilibre le coût excessif d’une LHT distribuant l’énergie vers une petite commune en regard d’une ligne identique alimentant une grande ville (c’est exactement ce qui s’est passé pour le rail, et la comparaison de deux cartes ferroviaires de 1930 et de 2010 est édifiante) !

S’il n’y a pas d’alternative au capitalisme, il n’y aura pas d’alternative à la fin des droits sociaux, à la fin de l’égalité entre les citoyens, à la fin de la solidarité sociale, à la fin des haricots…

Tag(s) : #Gauche