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La poule ou l’œuf… ?

Le mois d'août étant finissant, je clos ici cette série de petits billets sans rapport avec l'actualité ou tellement actuels que vous n'en avez pas vu arriver les prémices...

Récemment, une discussion s’est engagée dans un groupe de réflexion au sujet du poids relatif du capitalisme et des consommateurs. Les uns promettaient d’abattre le colosse par tous les moyens possibles, les autres conjuraient les consommateurs de cesser toute participation au système, arguant que le capitalisme n’existe que par eux. Les deux camps stratégiques argumentaient sans fin et finissaient par s’opposer dans un combat fratricide, au grand bénéfice de l’ennemi commun ! Faut-il abattre le capitalisme ou les consommateurs ? Est-ce le consommateur qui fait le capitalisme ou le capitalisme qui nous transforme en purs consommateurs ? Est-ce la poule qui fit l’œuf ou l’inverse… ? Voilà bien un débat qui doit mettre en joie toute la ploutocratie mondiale !

Les deux camps se heurtent à la même impuissance et c’est sans doute ce qui l’entraîne dans ce genre de controverse, épuisante et stérile. Force est de reconnaître que l’oligarchie financière monopolise tous les pouvoirs. Elle met en place, elle maintient ou renverse, une caste politique indéfectiblement soumise. Elle possède tous les leviers culturels qui nous font aimer notre sort : les médias, la publicité, l’édition, l’enseignement, des espaces de contestation servant de soupapes… Elle est capable de créer artificiellement tous les désirs qui nous rendent dépendants du mode de vie imposé. Même les “accidentés de la conjoncture”, qui n’ont aucun accès aux bienfaits du capitalisme, n’ont qu’un rêve, celui d’intégrer enfin la classe soumise dite “moyenne”. Cette oligarchie contrôle en outre toutes les armes de dissuasion permettant d’étouffer la moindre velléité de révolte : armée, police, justice…

De l’autre côté, les peuples réduits à l’état de populace, ne peuvent imaginer abattre un ennemi aussi puissant et sans scrupule qu’il est fuyant, inatteignable, invisible. Certes, nous sommes des milliards à nous faire posséder par une poignée de possédants, La Boétie nous le rappelait déjà il y a quelques siècles, mais sans que cette réalité ait été le moins du monde opérante.

Il est donc légitime de s’interroger sur la pertinence de ces stratégies de la poule et de l’œuf. Le capitalisme n’a pas besoin de police politique façon Orwell pour se faire désirer. Il n’a pas besoin d’une organisation souterraine façon “soleil vert” pour survivre… Il lui suffit de nous faire rêver à des tee-shirts pour trois euros, à des smartphones bourrés d’applications gadgets, à des success-stories de stars, de footballeurs, de startups. Face à la fascination qu’il suscite chez le plus grand nombre, que lui opposent les mouvements contestataires ? Des grands soirs qui promettent au matin la gueule de bois ? Des promesses de conversions universelles qui rendraient l’homme meilleur ? Des luttes de terrains aussi timides que sectorisées ? Des pétitions qui réclament justice à ceux-là même qui ont programmé l’injustice ? De grands débats sur la poule et l’œuf…?

On n’arrête pas un train lancé à grande vitesse en se couchant sur les rails. En revanche, on pourrait opposer au rêve capitaliste un autre rêve, un autre projet. Il serait si puissant que le consommateur se détournerait tout naturellement des gondoles promotionnelles, si accessible que le personnel politique semblerait dérisoire et obsolète, si pratique que nos comportements passés paraîtraient risibles, si prometteur que la plupart auraient envie de s’y investir, d’inventer, d’organiser… C’est ce type de projet que propose la désargence. C’est cette proposition d’un autre monde radicalement différent et meilleur qui est lancée, qui donne envie de renverser la vapeur, qui par sa simplicité rend ridicule la sophistication capitaliste, qui nous arrache à la fatalité du TINA, de la nature humaine, du pouvoir transcendantal… Ce n’est peut-être pas la meilleure possible, dites-vous ? Soit, mais admettez qu’il est temps qu’émerge, parmi les milliards d’humains plongés dans la barbarie des profits, une ambition à la hauteur du Nouvel Ordre Mondial néolibéral, à la hauteur de l’enjeu, et surtout, plus séduisante que le rêve américain… ! Impensable dites-vous ? Soit, mais admettez qu’il n’y en a pas encore de plus globale, de plus concrète, de plus faisable… ou mettez-vous au travail !!!

Récemment, une discussion s’est engagée dans un groupe de réflexion au sujet du poids relatif du capitalisme et des consommateurs. Les uns promettaient d’abattre le colosse par tous les moyens possibles, les autres conjuraient les consommateurs de cesser toute participation au système, arguant que le capitalisme n’existe que par eux. Les deux camps stratégiques argumentaient sans fin et finissaient par s’opposer dans un combat fratricide, au grand bénéfice de l’ennemi commun ! Faut-il abattre le capitalisme ou les consommateurs ? Est-ce le consommateur qui fait le capitalisme ou le capitalisme qui nous transforme en purs consommateurs ? Est-ce la poule qui fit l’œuf ou l’inverse… ? Voilà bien un débat qui doit mettre en joie toute la ploutocratie mondiale !

Les deux camps se heurtent à la même impuissance et c’est sans doute ce qui l’entraîne dans ce genre de controverse, épuisante et stérile. Force est de reconnaître que l’oligarchie financière monopolise tous les pouvoirs. Elle met en place, elle maintient ou renverse, une caste politique indéfectiblement soumise. Elle possède tous les leviers culturels qui nous font aimer notre sort : les médias, la publicité, l’édition, l’enseignement, des espaces de contestation servant de soupapes… Elle est capable de créer artificiellement tous les désirs qui nous rendent dépendants du mode de vie imposé. Même les “accidentés de la conjoncture”, qui n’ont aucun accès aux bienfaits du capitalisme, n’ont qu’un rêve, celui d’intégrer enfin la classe soumise dite “moyenne”. Cette oligarchie contrôle en outre toutes les armes de dissuasion permettant d’étouffer la moindre velléité de révolte : armée, police, justice…

De l’autre côté, les peuples réduits à l’état de populace, ne peuvent imaginer abattre un ennemi aussi puissant et sans scrupule qu’il est fuyant, inatteignable, invisible. Certes, nous sommes des milliards à nous faire posséder par une poignée de possédants, La Boétie nous le rappelait déjà il y a quelques siècles, mais sans que cette réalité ait été le moins du monde opérante.

Il est donc légitime de s’interroger sur la pertinence de ces stratégies de la poule et de l’œuf. Le capitalisme n’a pas besoin de police politique façon Orwell pour se faire désirer. Il n’a pas besoin d’une organisation souterraine façon “soleil vert” pour survivre… Il lui suffit de nous faire rêver à des tee-shirts pour trois euros, à des smartphones bourrés d’applications gadgets, à des success-stories de stars, de footballeurs, de startups. Face à la fascination qu’il suscite chez le plus grand nombre, que lui opposent les mouvements contestataires ? Des grands soirs qui promettent au matin la gueule de bois ? Des promesses de conversions universelles qui rendraient l’homme meilleur ? Des luttes de terrains aussi timides que sectorisées ? Des pétitions qui réclament justice à ceux-là même qui ont programmé l’injustice ? De grands débats sur la poule et l’œuf…?

On n’arrête pas un train lancé à grande vitesse en se couchant sur les rails. En revanche, on pourrait opposer au rêve capitaliste un autre rêve, un autre projet. Il serait si puissant que le consommateur se détournerait tout naturellement des gondoles promotionnelles, si accessible que le personnel politique semblerait dérisoire et obsolète, si pratique que nos comportements passés paraîtraient risibles, si prometteur que la plupart auraient envie de s’y investir, d’inventer, d’organiser… C’est ce type de projet que propose la désargence. C’est cette proposition d’un autre monde radicalement différent et meilleur qui est lancée, qui donne envie de renverser la vapeur, qui par sa simplicité rend ridicule la sophistication capitaliste, qui nous arrache à la fatalité du TINA, de la nature humaine, du pouvoir transcendantal… Ce n’est peut-être pas la meilleure possible, dites-vous ? Soit, mais admettez qu’il est temps qu’émerge, parmi les milliards d’humains plongés dans la barbarie des profits, une ambition à la hauteur du Nouvel Ordre Mondial néolibéral, à la hauteur de l’enjeu, et surtout, plus séduisante que le rêve américain… ! Impensable dites-vous ? Soit, mais admettez qu’il n’y en a pas encore de plus globale, de plus concrète, de plus faisable…, ou mettez-vous au travail !!!

Tag(s) : #Désargence