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La forêt avant Macron…. ….et après sa protection.

        Désireux de tourner l’épineuse page du dossier retraite, le chef de l'État commencera par réunir mercredi son quatrième "Conseil de défense écologique", qui doit confirmer l'objectif d'une augmentation des aires protégées à 30 % du territoire, contre un peu plus de 20 % actuellement. “Le conseil de défense écologique va augmenter les aires protégées par des classements en réserves naturelles, en parcs nationaux, en parcs naturels régionaux", dira Emmanuel Macron en haut des Alpes, après avoir visité la Mer de Glace pour constater les dégâts du réchauffement climatique.  

                “Plus hypocrite que ça, tu meurs”, dit un homme accoudé au comptoir, doté d’un bon sens populaire ! L’homme est un retraité de l’ONF.  L’Office National des Forêts, dit-il avec emphase, refusant de réduire cette belle fonction à un vulgaire acronyme. D’ailleurs, il l’appelle “la bonne maison”!  “C’était une bonne maison, où tous ceux qui y vivaient aimaient ce qu’ils faisaient… La forêt, c’était sacré… J’ai jamais vu un seul garde forestier qui n’adorait pas la forêt…”  L’homme semble nous parler de religion quand il évoque son entrée à l’ONF, avec les mots sacré, adoration, sacerdoce, rituel, respect… Il dit qu’il est parti à temps (avant la retraite à points) parce que tout le monde voyait bien que l’État voulait les remplacer par des bucherons, confier la gestion de la forêt à des entreprises, exiger d’eux une rentabilité, une compétitivité. Il a eu des collègues qui en sont morts, d’autres qui sont partis en dépression. Il a vu la forêt se vendre, des financiers s’acharnant à la prostituer !

                “…Et c’est le plus haut responsable de l’État proxénète, celui qui est en charge d’achever la privatisation de l’ONF, qui vient nous parler de nouveaux parcs nationaux ! Quel culot ! Les parcs nationaux étaient tous protégés par l’ONF, ils seront bientôt gérés par des entreprises privées privilégiant ce qui est rentable, juteux, des parcs d’attraction, des lodges de luxe pour Bobos écolos, des faux anciens villages typiques pour le touriste ethnologue…” L’homme, au premier pastis était revendicatif, il est devenu lyrique au deuxième ! S’il en avait pris un troisième, il serait devenu amer, désabusé, car personne autour de lui ne lui a dit qu’un autre monde était possible, que le commun finirait par triompher du profit, que le capitalisme s’effondrerait quand les altercapitalistes cesseront de le réparer… Un melon, même peint en  vert au-dehors et teinté de rouge au-dedans sera toujours un melon, pas une pastèque ! Une société malade ne peut faire autre chose que de rendre les gens malades, même les meilleurs de l’ONF. Un capitalisme malade ne supporte que des Présidents aveugles, sourds et impuissants au-dedans, pourvu qu’ils soient  jeunes, beaux et malins au-dehors !...