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L’émission d’Arte du samedi 10 avril "Le dessous des cartes" (Voir), résume l’histoire des grandes épidémies mondiales. Les premières, qui remontent au IVe siècle avant J .-C. viennent de la Chine et de la Mésopotamie, dès l’établissement des grandes villes et l’introduction de l’élevage des bovins. Il s’agit de la rougeole et de la variole, deux maladies meurtrières qui s’amplifient avec le développement du commerce au XIe siècle et affecte l’Europe via les routes de la soie et le commerce maritime en méditerranée. Avec la conquête du Nouveau Monde, elles déciment 90% des Amérindiens (un record mondial toutes époques confondues), jusque là préservés. La peste est partie de Wuhan en 1334, arrive à Marseille en 1347 et s’arrête en 1352 après avoir tué 50 millions d’humains (quasiment 50% de la population européenne).

Jusqu’à la dernière épidémie de choléra, la bataille a fait rage entre les "contagionistes" et "anticontagionistes". Les uns prônent les mesures d’isolement, les autres soutiennent que la mise en quarantaine est inutile et ruine le commerce maritime. Venue du Bengale, cette épidémie passe par la Russie et atteint Marseille en 1834. Depuis, nous avons connu successivement sept autres épidémies de choléra, la grippe espagnole en 1918 (50 millions de morts dans le monde), la grippe de Hong-Kong en 1968 (30 000 morts en France en quelques semaines), le Sida en 1980 (32 millions de morts dans le monde et 800 000 personnes qui en meurent encore chaque année en Asie et Afrique faute de soins), le Sras en 2003, le Mers en 2012, et enfin le Covid en 2020 qui bat un autre record, celui du confinement : 4,5 milliards de personnes, dans 101 pays, avec des conséquences économiques vertigineuses. L’émission d’Arte conclut cette rétrospective en affirmant que "pour la première fois, le monde aura privilégié la santé plutôt que l’économie" !

Jean-Dominique Michel

C’est là qu’intervient l’anthropologue médical suisse, Jean-Dominique Michel, lors d’une conférence, le 9 avril 2021 (Voir)  Sa thèse est radicalement différente. Pour lui, l’épidémie actuelle n’est grave que par le traitement politico-médiatique qui en a été fait. D’où son aphorisme en forme de slogan : "Si tout est bon dans le cochon, dans l’info-covid, tout est faux" ! Évidemment, cet homme pourtant reconnu mondialement par ses recherches a été traité de complotiste, de faussaire, voire pire, vilipendé odieusement dans les médias. Pourtant ce qu’il dit est étayé, documenté, argumenté. En substance et de mémoire, il nous explique que l’épidémie est bien réelle, qu’elle a entraîné des drames et des souffrances toutes aussi réelles (il a lui même été contaminé et hospitalisé), mais qu’elle est minime au regard des dégâts qu’ont causé les mesures sanitaires imposées par les gouvernements : confinements, restrictions des libertés fondamentales, couvre-feux, fermetures des écoles, contrôles des déplacements, gestes barrières, etc., autant de mesures qui relèvent de la maltraitance, de la torture pour certains, et dont on constatera in fine qu’elles auront provoqué bien plus de décès et de maladies que le virus qu’elles étaient sensées combattre.

Il propose une analyse pas aisée à avaler mais qui ne manque pas de pertinence. En premier, toutes les informations véhiculées en boucle dans la sphère publique sont fausses : le nombre de malades, le nombre de décès, le taux d’occupation des lits d’hôpitaux, l’utilité des traitements médicaux, des vaccins... Un seul exemple, au plus fort de l’épidémie dans la Suisse allemande, la presse faisait état d’une surchauffe inquiétante des services d’urgence. Or, deux journalistes d’investigations ont enquêté et ont démontré que le taux d’occupation des soins intensifs était de 68% au moment où le Conseil d’État genevois décidait de fermer les commerces et les restaurants, et que les années précédentes à la même période, les taux d’occupation des mêmes services étaient plus près des 90%. D’autres ont estimé que 10% seulement des "morts du covid" pouvaient être réellement attribués au virus.

Nous avons donc été embarqués dans un scénario fictif que la plupart des gens vivent avec angoisse mais qui n’a rien à voir avec la réalité de ce qui se passe. J.D. Michel affirme donc que les mesures prises, sont contraires aux droits constitutionnels, aux droits de l’Homme, à la plupart des législations nationales. Il en arrive à oser la comparaison avec la montée du fascisme allemand en 1936 et avec le peu de réactions, en Allemagne et ailleurs, face à la pente glissante qui nous conduisait à la guerre, et au génocide des juifs. "Quiconque est aujourd’hui pour le passeport vaccinal aurait été pour le port de l’étoile jaune en 1937..." Si l’on trouve que ce virus est une bonne raison de discriminer tant de gens, ça veut dire qu’en 1937, dans le contexte de l’antisémitisme partagé par l’immense majorité des gens, on aurait été pour l’étoile jaune.

Bien sûr, tout le monde n’a pas la liberté de s’exprimer et d’agir face à cette manipulation perverse qui consiste à nous faire accepter ce qu’on aurait hautement réprouvé en d’autres temps. Mais, il reste toujours quelques moyens de résister. Pendant la guerre, des petits employés d’administrations se faisaient passer pour antisémites le jour et fabriquaient des faux papiers pour les juifs la nuit. Le fascisme est possible quand des gens basculent dans un camp immoral, contraire à ce qu’ils sont au plus profond d’eux-mêmes. Tellement mutilés dans leur relation à eux-mêmes, les gens que l’on nomme fascistes ne sont que des gens ordinaires mais qui ont basculé dans une mutilation de leur humanité et c’est ça le fascisme !

Le propos est violent, mais aussi porteur d’espoir, car, nous dit J.D. Michel, il est impossible que ces mensonges qui nous ont fait accepter l’inacceptable ne donnent pas aux décideurs des idées de toute puissance. Ils continueront jusqu’à l’erreur de trop qui réveillera l’humanité de tous ceux qui ont obéi. Après avoir tout laissé faire, des chefs d’État aux collaborateurs de base, il y a eu le procès de Nuremberg...

Tag(s) : #Enfumage, #Santé, #Révolution!