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Monument célébrant les capacités de résistance du peuple grec, village de Képhalochori (Epire).

Monument célébrant les capacités de résistance du peuple grec, village de Képhalochori (Epire).

Vers une radicalisation des conflits….

Les différents blogs qui nous informent sur la Grèce semblent tous évoluer vers des positions plus radicalement anti-mémorandaires certes, mais aussi anti-euro voire anti-européennes. Il est vrai aussi que les sujets de luttes empirent de semaine en semaine.

Sur Greek crisis, on apprend qu’un travail de bureau à mi-temps a été proposé pour 180 euros par mois. Il y a eu pléthore de candidats et le poste a été aussitôt attribué à celui qui a fait baisser les enchères à 120 euros par mois !

Collaboration au dumping social d’un côté, résistance de l’autre. Ainsi Panagiotis nous raconte que les promoteurs immobiliers allemands qui se sont rendus en Crète ces derniers temps à la recherche de biens bradés, ont été chassés par les habitants, ce qui est nouveau. Les acheteurs allemands n'étaient pas reçus de cette manière il y a encore trois ans. -Qu’ils aillent chez eux trouver de la terre disponible, nous ne voulons pas de leur argent, nous avons déjà assez souffert des Allemands- ont même précisé certains Crétois à leurs visiteurs.

Les vautours allemands ne visent pas seulement l’immobilier : Jeudi, un citoyen allemand, âgé de 31 ans, a été arrêté à l’aéroport d’Athènes avec 8,5 kilos d’or et 300.000 euros en liquide en sa possession, mais sans justificatifs. Selon le reportage du journal Elefterotypia du 12 avril, il serait également lié à un trafic de 470 kilos d’argent massif, qu’il aurait tenté d’acheminer vers l'Allemagne à bord d’un avion Lufthansa en utilisant des faux certificats !

Chronique de la Grèce, 13.04.2013.

A Ierissos, la ville qui se bat contre l’implantation d’une immense mine d’or canadienne, les habitants ont mis en place des barrages autour de leur localité. Ils ont également saccagé le commissariat de la police de la ville, obligeant la direction de la police... à délocaliser ses forces.

Sur les murs d’Athènes une nouvelle campagne d’affichage en faveur du “Plan B”, est remise à jour après la blitzkrieg à Chypre, en référence explicite aux affiches historiques de 1974, suite au coup d’État organisé par la junte d’Athènes à Chypre contre Makarios, et à l’intervention armée de la Turquie: “Je n'oublie pas - Plan B”.

L’idée fait son chemin sur la sortie de la zone Euro, voire de l’Union Européenne. Et lorsque certains responsables de Syriza rencontrent en ce moment des cadres dirigeants de certaines grandes entreprises, parmi ces derniers, il y en a qui comprennent la nécessité d’abandonner l’euro au profit de la monnaie nationale.

Chronique de la Grèce, 13.04.2013.

Le problème du paiement de l’impôt par le biais de la facture d’électricité, n’y est pas pour rien. A Patras, la Régie d’électricité interrompt le courant à plus de quatre cents foyers par jour, à cause des factures impayées. Des comités locaux dans toute la Grèce, rétablissent le courant chez ces foyers modestes. Un membre de ces commandos a expliqué sur antenne “que des citoyens actifs dans ce type d'actions de résistance agissent partout, dans les campagnes ou en ville […]. Nous procédons à nos actions en rétablissant le courant électrique en plein jour, nous n’avons pas encore pris le maquis et nous ne sommes pas encore entrés dans la clandestinité”…

Chronique de la Grèce, 13.04.2013.

Les Etudiants Grecs de Paris nous signalent la position courageuse prise par un juge correctionnel du tribunal d’Igoumenitsa : Quinze immigrés qui étaient internés dans le commissariat du port avaient réussi à s’échapper. Repris peu de temps après, ils devaient être jugés pour ce fait considéré comme un délit. Le juge Athanasios Terzoudis en a décidé autrement : Les conditions de détentions étaient telles, les risques sanitaires encourus si évidents, que les prisonniers étaient tout-à fait légitimés à s’enfuir.

Okéanos nous signale un reportage sur le commissariat de Drapetsona (près du port du Pirée) qui "accueille" une centaine de migrants dans une cellule de 70m². Le comité de quartier s’en est ému et a manifesté devant le commissariat. Cinq d’entre eux on été autorisés à rencontrer les détenus et en rapportent des témoignages accablants. Il est urgent d’élargir le mouvement de protestation et de signer la pétition contre l'arbitraire et la torture par la police grecque. (clic ici)

Tag(s) : #Grèce