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La ferme au fer à cheval, (suite 2)

Suite au billet du 7 mars sur la ferme pédagogique Au Fer à Cheval menacée par un projet d'usine de compostage, des nouvelles nous sont parvenues. Un collectif s'est constitué pour s'opposer à ce projet fou. Vous pouvez le contacter par mail à l'adresse collectifpurburg81@yahoo.fr ou téléphoner à Sylvain CARREL au 06 83 86 11 40 ou 06 86 98 75 49. Le collectif "Pur Burg 81" peut vous fournir copie de l'avis du Préfet, le rapport d'enquête préliminaire, les moyens de contacter la personne chargée de l'enquête publique qui sera ouverte jusqu'au 4 avril 2013 en mairie du Paulinet (81 250).

Le rapport de la Direction Régionale (DREAL) vaut sont pesant d'or, alliant confiance envers les déclarations de l'entreprise SEDE Environnement, légèreté dans les expertises et flou artistique quant aux risques sanitaires et écologiques potentiels.

J'ai personnellement envoyé une lettre à l'enquêteur que je vous communique ici:

M. JEANNE, Commissaire Enquêteur,

Mairie de Paulinet, 81 250 PAULINET.

Monsieur,

Après avoir lu attentivement l’arrêté préfectoral du 05 février portant ouverture de l’enquête publique sur le projet de la Société SEDE Environnement, puis le rapport de la DREAL en date du 25.01.2013 signé Thierry Galibert, directeur adjoint, et enfin, écouté les craintes des riverains et défenseurs de la nature, je me permets de vous communiquer les réflexions suivantes :

Le rapport DREAL qui donne, in fine, un avis favorable à l’installation d’une usine de compostage sur le site de l’ancienne mine du Burg est à l’évidence le fruit d’une étude faite par l’entreprise demanderesse elle-même. On peut sans peine imaginer que cette entreprise étant juge et partie, elle n’a pu faire preuve d’une grande objectivité. Le directeur adjoint reconnaît d’ailleurs, à de nombreuses reprises, qu’il est « assez sommaire… », « qu’il reste à démontrer que… », «qu’il n’y a pas d’évaluation des incidences Natura 2000… », « que certains risques restent à identifier… », « que les risques résiduels sont acceptables (bien que non identifiés !)… », « Le contexte géologique régional ne présente pas de légende, d’où une difficulté de compréhension… », etc.

On peut s’étonner de la façon cavalière dont ont été traités certains points fondamentaux. Je prends pour seul exemple l’épandage des boues non normées sur des hectares de terres agricoles des environs. Tout le monde sait que ces boues (mêmes normées) recèlent quantités de produits reconnus nocifs (HPA, ou hydrocarbures polycycliques, les PCB ou polychlorobiphényles plus produits en France depuis 1977 mais toujours présents, les résidus de pesticides et de perturbateurs endocriniens, les micro-organismes pathogènes, des métaux lourds tels que le nickel, le plomb, le mercure,…, des résidus médicamenteux, etc.). Dans l’état actuel de la recherche, nous savons calculer et contrôler le taux maximum acceptable pour la santé de l’homme mais nous n’avons aucune idée de "l’effet cocktail" d’une telle accumulation de substances à risque. Or il est évident que ces "cocktails" vont être répandus sur des terres agricoles sous couvert de contrats signés auprès des propriétaires locaux mal informés et appâtés par quelques avantages financiers, que les vents et la pluie finiront par accumuler sur toute la région des poussières disséminées lors du transport des matières, du criblage, du stockage…, que nulle étanchéité ne pourra garantir à la longue une réelle protection des eaux de ruissellement et des eaux souterraines.

Il est à remarquer que les études faites par les diverses administrations sur les risques réels ont été au minimum rapides (voir par exemple celle de l’Agence Régionale de Santé qui a été consultée le 4 octobre 2012 et a rendu son avis le 30 du même mois. Quelle célérité !...). Que dire aussi de l’étude d’impact sur le captage de 10 000m3/an d’eau dans la retenue de Rasisse qui semble avoir été plus que négligée !

Je vous conseille de relire également le passage sur le rapport de l’ingénieur écologue soulignant la faible présence de belettes, chevreuils, lézards des murailles, crapauds communs et autres sympathiques bestioles, mais ne mentionne à aucun moment, les 21 habitations réparties en cinq hameaux, les exploitations agricoles possédant des labels de qualité, la ferme pédagogique recevant des enfants de toute la France, et autres bipèdes communs négligeables !...

Je tiens à rappeler aussi que la société SEDE a provoqué la colère des habitants de Ramonville Sainte Agne (31) à cause de l’odeur des épandages comme ceux prévus ici, la ferme opposition des habitants de Saint-Nicolas de Redon (44), de Cestas (33) , d’Auriac-Lagast (12), Le Barp (33), de Champagne sur Vingeanne (21), etc. Partout où SEDE Environnement tente de s’implanter, des comités de défense se constituent, avant travaux pour stopper les projets, après pour s’en plaindre. SEDE Environnement aurait-il raison contre tous ? La très suspecte société SEDE (et sa maison mère Véolia) semble être persona non grata en de nombreux lieux et le discours du collectif Pur Burg 81 qui vient de se constituer mériterait toute votre attention.

Le progrès ne justifie pas toutes les excentricités et les quatre emplois prévus sur le site ne feront jamais le poids par rapport à ceux qui seront gravement mis en danger si la Préfecture persiste dans son avis favorable.

Confiant dans votre bon sens et votre objectivité, je vous prie de croire, Monsieur, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Faites connaître le collectif Pur Burg 81, écrivez à l'enquêteur, signalez les faits semblables dont vous avez eu connaissance, soutenez les habitants des Monts d' Alban!...

Un blog vient d'être ouvert par le collectif:

Blog: http://purburg.blog.fr

Mail: collectifpurburg81@gmail.com

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